Nature humaine

Nature humaine

  • L'évolution n'a pas de but, c'est un mécanisme aveugle de constructions sur ce qui est déjà en place.

    Evolution Has No Goal

    Les mécanismes de l’évolution peuvent être difficiles à comprendre parce que l’évolution ne suit pas de plans définis et se matérialise donc par des adaptations dont le chemin est parfois surprenant. Cette vidéo parle d'un exemple flagrant de «l'aveuglement» ou «l'imperfection» de l'évolution : le parcours suivi par le nerf laryngien des girafes. Chez les poissons, le nerf du larynx passe derrière les artères branchiales, pour aller directement au plus court jusqu’aux branchies. Au cours des millénaires, des poissons ont évolué en mammifères et certains de ces mammifères en girafe. Mais sans pour autant faire changer le plan de construction ! Chez les mammifères, qui ont un cou bien plus long que les poissons, ce nerf fait donc un énorme détour : il commence dans le cerveau, descend le long du cou puis passe sous la crosse aortique, à côté du cœur pour ensuite remonter le long cou et venir innerver le larynx. Au cours de l'évolution, ce nerf, bloqué par la crosse aortique, sera...

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  • Le SVUT : une réponse aux impasses des politiques actuelles ?

    The SVT: an answer to the current political deadlock

    Le système de Scrutin à Vote Unique Transférable est une méthode qui utilise une stratégie contre-intuitive pour concilier deux facteurs généralement perçus comme incompatibles : Le SVUT permet de dépasser les guerres de partis en permettant à chaque électeur de voter pour un ou des candidats, sans s’en remettre au choix d’un parti. Le SVUT est proportionnel, c’est-à-dire que les élus reflètent proportionnellement le choix des électeurs. Le SVUT est, aujourd’hui, le seul type de scrutin permettant de garantir ces deux principes fondamentaux nécessaires à la construction de sociétés plus démocratiques. Et si ce n’était ni les politiciens, ni les partis politiques, mais nos intuitions qui nous conduisaient dans les impasses des politiques actuelles ? Et si la solution la plus directe était de prendre conscience de nos biais cognitifs, d’apprendre à questionner nos intuitions morales ?     Vidéo sous-titrée en Français

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  • Comprendre la psychologie évolutionniste

    Evolution Has No Goal

    La psychologie évolutionniste n’est pas vraiment une sous-discipline de la psychologie, elle est plutôt une nouvelle façon d’aborder les questions de cette discipline en leur ajoutant une perspective particulière : celle de l’évolution. Au lieu de considérer l’esprit humain comme une Table Rase, une sorte d’ardoise vierge sur laquelle tout (ou pas loin) viendrait s’inscrire (comme l’affirme le courant dominant des sciences sociales), les psychologues évolutionnistes voient plutôt le cerveau comme un couteau suisse : un assemblage d’outils servant chacun à une fonction particulière et ayant été sélectionnés et façonné par l’évolution. La psychologie évolutive reconnait bien entendu que chaque individu développe au cours de sa vie des compétences et des préférences qui lui sont propres. Mais elle affirme que derrière ces attributs personnels, qui peuvent être appris, se retrouvent aussi certaines attitudes innées, universelles, qu’on retrouve dans toutes les cultures humaines. Cette...

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  • Un grand merci à la première vague de féminisme, un non-merci à celle d'aujourd'hui

    Evolution Has No Goal

      Oui, pourquoi ? Je ne peux que remercier les premières féministes pour tout le travail et les sacrifices qu'elles ont réalisés pour le droit des femmes. Nous, la génération suivante, continuons le combat. Cela dit, j'ai beau porter le même idéal que les féministes de mon temps, je ne me reconnais pas dans leur approche de la nature humaine. Peggy Sastre résume dans cet article, l'ensemble des points qui me dérangent dans l'approche féministe contemporaine, en particulier leur répulsion pour tous les sujets qui touchent aux différences hommes - femmes. Les féministes semblent avoir raté une étape importante : ce n'est pas parce qu'on est différent qu'on ne peut pas se respecter.   Enora NEDELEC  

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  • Comment identifier une croyance lorsqu'elle est omniprésente et semble intimement liée à l'existence même du "bien" ?

    Comment identifier une croyance lorsqu'elle est affichée partout et associée au bien ? Google ne fait pas exception

    Google a publié une animation le 18 juillet 2014 pour célébrer les 96 ans de la naissance de Nelson Mandela. Nous la trouvons à la fois intéressante, parce qu’elle reflète des valeurs que nous partageons, et dangereuse, parce qu'elle s'appuie sur des fondations biaisées de la nature humaine qui du coup mettent en péril et décrédibilisent ces valeurs. Ces croyances sur la nature humaine ont de lourdes implications, mais elles sont si profondément enracinées dans les fondations morales de notre temps, que ces fondations semblent aujourd'hui intimement liées à celle du bien. Les arguments qui pourraient contredire ces fondations sont donc aujourd'hui perçus comme des portes conduisant nécessairement vers le mal. Remettre en question leur validité semble donc immoral...   1 Cette déclaration revient à dire que "l’homme à l’état de nature est vertueux" (naturellement tolérant, sage...). Cette croyance qui a commencé à se populariser au 18e siècle via ce qu'on appelle "le...

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  • Une nouvelle conception de la nature humaine

     

    L'idée que chacun de nous se fait de la nature humaine affecte toute notre vie, de la manière dont nous élevons nos enfants, nos positions politiques, notre quotidien et jusqu'à l'organisation de nos sociétés. Les sciences permettent aujourd'hui de mieux la comprendre, de mieux cerner les structures innées et les mécanismes d'apprentissage qui régissent nos pensées et nos comportements. Et pourtant, beaucoup redoutent que ces découvertes ne viennent justifier les inégalités sociales, empêcher le progrès, ruiner la notion même de liberté et de responsabilité. (Steven Pinker)

     

     Les récentes découvertes en neurosciences et sciences comportementales ébranlent depuis quelques décennies beaucoup de croyances modernes sur la nature humaine. Ces découvertes révèlent son potentiel, mais aussi des limitations. Ces limitations ont d'abord choqué nos penchants humano-centristes et contrarié nos croyances

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  • L’expérience de la prison de Stanford pose la question de l'origine du mal

    Evolution Has No Goal

    Nous aimons croire que seulement quelques brebis galeuses viennent contaminer le reste de l’humanité vertueuse. La célèbre expérience de la prison de Stanford, menée en 1971 par Philip Zimbardo, questionnera durement cette croyance en suggérant que "le reste de l’humanité" pourrait bien ne pas être aussi vertueux que prévu. L’idée de Zimbardo était simple : il souhaitait étudier le comportement de personnes ordinaires dans un contexte extraordinaire, en milieu carcéral. Il demandera donc à une vingtaine d’étudiants — en bonne condition physique et mentale — de prendre le rôle de gardien ou de prisonnier. Les rôles seront tirés au sort. Les participants s’adapteront si bien à leurs rôles qu’ils dépasseront rapidement ce qui avait été prévu : le tiers des gardiens fera preuve de comportements autoritaires et la quasi-totalité des prisonniers acceptera des traitements humiliants... La tournure dramatique que prendra l’expérience obligera Philip Zimbardo à terminer l’expérience au...

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  • Avons-nous vraiment le contrôle de nos décisions ?

    Evolution Has No Goal

    Dan Ariely présente une partie des idées de Daniel Kahneman de manière plus accessible. Ariely utilise différentes illusions optiques pour nous rappeler à quel point nos sens nous trompent. Nous sommes constamment joués par nos sens, nos intuitions. Plus curieux encore, il nous démontre comment nous persistons dans nos erreurs même lorsque nous en prenons conscience.   Nos intuitions nous trompent constamment et de façon prévisible, et nous ne pouvons rien y faire ! Nous faisons et répétons ces erreurs pourtant prévisibles, malgré le fait que notre sens de la vision soit le fruit de centaines de milliers d’années d’évolution. On peut alors imaginer la difficulté que nous avons de faire des choix rationnels dans des domaines où nous sommes beaucoup moins entrainés et performants... Contrairement à certaines capacités cruciales ― que nous pratiquons plusieurs heures par jour depuis des dizaines de milliers d’années (ex. trouver les mots d’une phrase) et qui sont pris en...

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  • Une nature humaine poussée par l'évolution vers la justice, l'empathie... la coopération.

    Evolution Has No Goal

    La réconciliation, la coopération, le sens de justice, le souci du bien de l'autre semblaient être des comportements propres à l'homme, jusqu'à ce que Frans de Waal partage ses observations. Vous retrouverez dans cette conférence quelques vidéos étonnantes (et comiques !) révélant tout un panel de comportements empathiques présent chez des primates et mammifères non-humains.   Frans de Waal est aujourd'hui le primatologue le plus réputé au monde (il a été déclaré par Time comme l'une des 100 personnes les plus influentes en 2007).        Vidéo sur TED Articles connexes

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  • La qualité de notre sens moral est-elle seulement influencée par notre environnement ou est-elle aussi influencée par notre nature humaine ?

    Evolution Has No Goal

      Rebecca Saxe (chercheuse en neurologie cognitive) étudie la jonction temporo-pariétale droite qui nous permet de percevoir ce que les autres pensent. Cette région du cerveau se développe principalement au cours de l'enfance et de l'adolescence, mais continue encore à l'âge adulte (*). Les différences de développement de cette zone à l'âge adulte expliqueraient des différences de capacité à se mettre à la place de l'autre. En fonction du niveau de développement de cette zone, on aura plus ou moins de facilité à percevoir ce qu'une autre personne pense et ressent et plus ou moins de capacité de discernement moral. Le développement de cette zone est crucial dans le sens où elle influence notre façon d'interagir avec les autres et nos choix de vie. Selon son niveau de développement, on fera des choix plus ou moins individualistes ou empathiques.   Plus il y a d'activités dans cette région du cerveau, plus les personnes sont capables de prendre en compte les circonstances d'une...

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  • Se mettre à la place de l'autre : une faculté favorisée ou défavorisée par l'environnement sociale

    Evolution Has No Goal

    Pourquoi les adolescents semblent-ils moins responsables, plus impulsifs, et globalement moins capables de se mettre à la place des autres que les adultes ? Sarah-Jayne Blakemore, neurologue spécialiste des sciences cognitives, explore cette question par le biais d'expériences particulièrement créatives menées avec des adolescents et des adultes. Ses études lui permettent de mesurer la capacité des personnes à se mettre à la place d’une autre personne notamment en mesurant les "conflits de perception". Sarah-Jayne explique les différences de comportements par des différences au niveau du cortex préfrontal, qui est encore en cours de développement pendant l’adolescence. Ses recherches sur le cortex préfrontal mettent en évidence l’importance de l’environnement sur le développement du cerveau au cours de l’adolescence : "les connexions neuronales qui sont utilisées sont fortifiées, alors que celles qui ne le sont pas sont élaguées". Grâce à ses expériences, nous savons...

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  • La nature humaine : unique ?

    Evolution Has No Goal

    Robert Sapolsky, professeur de biologie et neurologie, a passé une trentaine d'années à étudier les comportements d'un groupe de babouins en Afrique de l'Est. L'homme ne peut plus être considéré comme le seul animal qui : Fabrique des outils tue les membres de sa propre espèce (bien que nous soyons les seuls capables de tuer à distance) a une compréhension des différences de perceptions (bien que nous soyons les seuls capables de développer des « théories de l'esprit secondaire* ») est capable de comprendre la notion de justice (mais nous sommes les seuls a possédé des capacités de comprendre cette notion sous un angle plus large prenant en compte notamment les circonstances) montre des comportements empathiques (mais nous sommes uniques dans le sens où notre empathie s’étend aussi à des étrangers, aux autres espèces et même à des représentations abstraites) peut anticiper une récompense même incertaine (mais nous sommes les seuls à avoir développé la capacité...

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  • La nature humaine : limitée dans ses élans de coopération par la "tyrannie des gènes" !

    RichardDawkins2

    Richard Dawkins est un biologiste de l’évolution. Son très célèbre livre Le gène égoïste (livre publié en 1976, vendu depuis à plusieurs millions d’exemplaires et traduit en 25 langues) prolonge l’explication de l’évolution de Charles Darwin. Dawkins considère que l’unité de la sélection naturelle n’est pas l’espèce, mais le gène.

    Si cette approche a fait couler tant d’encre et provoqué tant d’émulations, c’est qu’elle bouleverse les conceptions traditionnelles sur l’homme et propose une explication plutôt simple de l’origine des tensions humaine. Selon Dawkins, les êtres vivants seraient « les machines à survivre » de ce qui les pilotent : les gènes. L’idée est révolutionnaire dans le sens où elle suggère de regarder la personne non plus comme une entité propre, mais comme une multitude

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  • Lorsque le marché financier des singes fait aussi faillite... Crise ou limite ?

    Laurie Santos, chercheuse en psychologie cognitive, a eu l’amusante idée de créer le premier marché financier pour de mignons petits singes, les capucins. Leur monnaie, le Token, est utilisée pour acheter de la nourriture à des vendeurs dont l’honnêteté et les stratégies de ventes diffèrent. Bilan : les singes se révèlent être aussi malins que les humains pour la gestion de leur argent ! Ils se soucient du rapport qualité-prix et guettent les promotions pour faire leurs courses... Ils se révèlent tout aussi doués que nous pour tout dépenser sans penser au lendemain, mais aussi pour voler spontanément leurs petits camarades et les vendeurs (ce qui n’était pas prévu dans l’expérience ! ). Cette expérience a relevé chez nos cousins deux biais cognitifs qu’on pensait jusqu’alors propres aux hommes : • "la peur de la perte" : la perte nous effraye au point que nous sommes prêts à tout faire pour l’éviter, même au prix de prendre des risques encore plus grands et de tout perdre.•...

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  • "La nature humaine attend de souffrir pour faire quelque chose de vraiment unique : examiner la façon dont elle pense."

      Nous attendons de souffrir, d’accident, de maladie, d’un deuil pour commencer à nous interroger.Nous avons pourtant la capacité de changer sans attendre de souffrir : en modifiant notre façon de faire et nos habitudes de penser...                 Vidéo sur YouTube Articles connexes

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