Science

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  • Le monde est complexe, bien trop complexe pour nos cerveaux humains. Et pourtant ...

    Biais Cognitif - Le monde est complexe, bien trop complexe pour nos cerveaux humainsLe monde est complexe, bien trop complexe pour nos cerveaux humains. Et pourtant nous n’éprouvons aucune difficulté à décrire ce qui se passe autour de nous, ou du moins à interpréter ces réalités complexes au moyen d’histoires simplistes...

    Nous nous racontons ces histoires non pas consciemment, mais instinctivement, mécaniquement, impulsivement. Nous ne pouvons nous empêcher de trouver un fil conducteur, de lier les acteurs et évènements dans un enchainement "logique". Et cela, même lorsque nous regardons les nuages, "celui-là ressemble à une girafe qui boit" ou lorsque nous écoutons de la musique " cette mélodie est joyeuse !" Nous le faisons même, instinctivement, en regardant de simples formes symétriques s’agiter ! (Vous pouvez en faire l’expérience en

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  • L'évolution n'a pas de but, c'est un mécanisme aveugle de constructions sur ce qui est déjà en place.

    Les mécanismes de l’évolution peuvent être difficiles à comprendre parce que l’évolution ne suit pas de plans définis et se matérialise donc par des adaptations dont le chemin est parfois surprenant. Cette vidéo parle d'un exemple flagrant de «l'aveuglement» ou «l'imperfection» de l'évolution : le parcours suivi par le nerf laryngien des girafes. Chez les poissons, le nerf du larynx passe derrière les artères branchiales, pour aller directement au plus court jusqu’aux branchies. Au cours des millénaires, des poissons ont évolué en mammifères et certains de ces mammifères en girafe. Mais sans pour autant faire changer le plan de construction ! Chez les mammifères, qui ont un cou bien plus long que les poissons, ce nerf fait donc un énorme détour : il commence dans le cerveau, descend le long du cou puis passe sous la crosse aortique, à côté du cœur pour ensuite remonter le long cou et venir innerver le larynx. Au cours de l'évolution, ce nerf, bloqué par la crosse aortique, sera...

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  • Rosetta : l'atterrissage de Philae en direct !

    ROSETTA : rendez-vous avec la comète Churyumov-Gerasimenko

    En direct : atterrissage de Philae le 12 novembre 2014 à partir de 15h30 Vivez les derniers instants de l'atterrissage de Philae jusqu'au contact avec la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 12 novembre 2014. A votre disposition et en libre partage à partir de 15h30 (heure de Paris), 4 flux vidéos en simultané.  

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  • Sommes-nous cablés pour voir des corrélations là où il n'y en a pas... pour croire ?

    Crédit: Aiwok Les comportements empathiques, la notion de justice, et les gestes de réconciliation, autrefois considérés comme l’apanage de l’homme, se retrouvent aussi chez d’autres espèces et notamment chez les primates. Parmi ces traits qu’on retrouve aussi bien chez l’homme que chez d’autres espèces, certains, dans certaines circonstances, peuvent nous jouer des tours, voire avoir des conséquentes dramatiques. C'est le cas du biais de la main chanceuse. Ce biais cognitif est la croyance trompeuse qu’une personne qui a gagné dans un jeu aléatoire aura plus de chance de gagner aux tours suivants. C’est un biais bien connu des casinos, mais moins des joueurs... Des chercheurs de l’université de Rochester ont eu l’amusante idée de faire parier des Macaques rhésus — qui se sont d’ailleurs vite pris au jeu. Ils ont été étonnés de découvrir que les macaques, tout comme les hommes, recherchent et établissent des corrélations (des « patterns ») entre les séries...

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  • L’expérience de la prison de Stanford pose la question de l'origine du mal

    Nous aimons croire que seulement quelques brebis galeuses viennent contaminer le reste de l’humanité vertueuse. La célèbre expérience de la prison de Stanford, menée en 1971 par Philip Zimbardo, questionnera durement cette croyance en suggérant que "le reste de l’humanité" pourrait bien ne pas être aussi vertueux que prévu. L’idée de Zimbardo était simple : il souhaitait étudier le comportement de personnes ordinaires dans un contexte extraordinaire, en milieu carcéral. Il demandera donc à une vingtaine d’étudiants — en bonne condition physique et mentale — de prendre le rôle de gardien ou de prisonnier. Les rôles seront tirés au sort. Les participants s’adapteront si bien à leurs rôles qu’ils dépasseront rapidement ce qui avait été prévu : le tiers des gardiens fera preuve de comportements autoritaires et la quasi-totalité des prisonniers acceptera des traitements humiliants... La tournure dramatique que prendra l’expérience obligera Philip Zimbardo à terminer l’expérience au...

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  • Lorsque le marché financier des singes fait aussi faillite... Crise ou limite ?

    Laurie Santos, chercheuse en psychologie cognitive, a eu l’amusante idée de créer le premier marché financier pour de mignons petits singes, les capucins. Leur monnaie, le Token, est utilisée pour acheter de la nourriture à des vendeurs dont l’honnêteté et les stratégies de ventes diffèrent. Bilan : les singes se révèlent être aussi malins que les humains pour la gestion de leur argent ! Ils se soucient du rapport qualité-prix et guettent les promotions pour faire leurs courses... Ils se révèlent tout aussi doués que nous pour tout dépenser sans penser au lendemain, mais aussi pour voler spontanément leurs petits camarades et les vendeurs (ce qui n’était pas prévu dans l’expérience ! ). Cette expérience a relevé chez nos cousins deux biais cognitifs qu’on pensait jusqu’alors propres aux hommes : • "la peur de la perte" : la perte nous effraye au point que nous sommes prêts à tout faire pour l’éviter, même au prix de prendre des risques encore plus grands et de tout perdre.•...

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