Comportements sociaux chez les animaux

Comportements sociaux chez les animaux

  • La "culture" est-elle l'apanage des hommes ?

      Envoyer des sondes dans l'espace, éradiquer certaines maladies... Ces prouesses sont possibles parce que les humains apprennent de leurs aînés et enrichissent ce savoir au fil des générations. Grâce à cette propriété cumulative de la culture ―qui consiste à accumuler progressivement de petites modifications qui sont ensuite transmises, utilisées et enrichies par d'autres―, nos techniques évoluent, s'améliorent d'une génération à l'autre et différent d'une population à l'autre.  On savait déjà que les chimpanzés apprennent de nombreux comportements de leurs congénères. Cependant, tout se passe comme si chaque individu, chaque génération, recommençait à zéro. La culture cumulative était donc jusqu'ici considérée comme l'apanage de l'homme. Mais, pour la première fois, une forme d'évolution cumulative de la culture vient d'être observée chez d'autres primates, des babouins. Cette découverte a permis de montrer que des capacités proprement humaines, comme le langage, ne sont pas...

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  • Sommes-nous cablés pour voir des corrélations là où il n'y en a pas... pour croire ?

    Crédit: Aiwok Les comportements empathiques, la notion de justice, et les gestes de réconciliation, autrefois considérés comme l’apanage de l’homme, se retrouvent aussi chez d’autres espèces et notamment chez les primates. Parmi ces traits qu’on retrouve aussi bien chez l’homme que chez d’autres espèces, certains, dans certaines circonstances, peuvent nous jouer des tours, voire avoir des conséquentes dramatiques. C'est le cas du biais de la main chanceuse. Ce biais cognitif est la croyance trompeuse qu’une personne qui a gagné dans un jeu aléatoire aura plus de chance de gagner aux tours suivants. C’est un biais bien connu des casinos, mais moins des joueurs... Des chercheurs de l’université de Rochester ont eu l’amusante idée de faire parier des Macaques rhésus — qui se sont d’ailleurs vite pris au jeu. Ils ont été étonnés de découvrir que les macaques, tout comme les hommes, recherchent et établissent des corrélations (des « patterns ») entre les séries...

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  • Une nature humaine poussée par l'évolution vers la justice, l'empathie... la coopération.

    Sous-titres en français La réconciliation, la coopération, le sens de justice, le souci du bien de l'autre semblaient être des comportements propres à l'homme, jusqu'à ce que Frans de Waal partage ses observations. Vous retrouverez dans cette conférence quelques vidéos étonnantes (et comiques !) révélant tout un panel de comportements empathiques présent chez des primates et mammifères non-humains.   Frans de Waal est aujourd'hui le primatologue le plus réputé au monde (il a été déclaré par Time comme l'une des 100 personnes les plus influentes en 2007).        Articles connexes

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  • La nature humaine : unique ?

    > Robert Sapolsky, professeur de biologie et neurologie, a passé une trentaine d'années à étudier les comportements d'un groupe de babouins en Afrique de l'Est. L'homme ne peut plus être considéré comme le seul animal qui : Fabrique des outils tue les membres de sa propre espèce (bien que nous soyons les seuls capables de tuer à distance) a une compréhension des différences de perceptions (bien que nous soyons les seuls capables de développer des « théories de l'esprit secondaire* ») est capable de comprendre la notion de justice (mais nous sommes les seuls a possédé des capacités de comprendre cette notion sous un angle plus large prenant en compte notamment les circonstances) montre des comportements empathiques (mais nous sommes uniques dans le sens où notre empathie s’étend aussi à des étrangers, aux autres espèces et même à des représentations abstraites) peut anticiper une récompense même incertaine (mais nous sommes les seuls à avoir développé la capacité...

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  • Lorsque le marché financier des singes fait aussi faillite... Crise ou limite ?

    Sous-titres en français Laurie Santos, chercheuse en psychologie cognitive, a eu l’amusante idée de créer le premier marché financier pour de mignons petits singes, les capucins. Leur monnaie, le Token, est utilisée pour acheter de la nourriture à des vendeurs dont l’honnêteté et les stratégies de ventes diffèrent. Bilan : les singes se révèlent être aussi malins que les humains pour la gestion de leur argent ! Ils se soucient du rapport qualité-prix et guettent les promotions pour faire leurs courses... Ils se révèlent tout aussi doués que nous pour tout dépenser sans penser au lendemain, mais aussi pour voler spontanément leurs petits camarades et les vendeurs (ce qui n’était pas prévu dans l’expérience ! ). Cette expérience a relevé chez nos cousins deux biais cognitifs qu’on pensait jusqu’alors propres aux hommes : • "la peur de la perte" : la perte nous effraye au point que nous sommes prêts à tout faire pour l’éviter, même au prix de...

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